Charles-Louis et Diane ROCHE
4, rue du Moulin-à-Huile
34320 MARGON
Tél./Fax :
05.61.21.20.50.
Monsieur
Dominique PERBEN
Garde
des Sceaux
Ministère
de la Justice
13,
place Vendôme
75042
PARIS CEDEX 01
Margon, le 4 Janvier 2003
Lettre
Recommandée
avec
Accusé de Réception
Lettre ouverte à Monsieur le Garde des Sceaux
Monsieur le Garde des Sceaux,
Nous sommes au regret de devoir vous adresser la
présente missive, qui n’aurait jamais dû être nécessaire. Elle a pour but de
vous informer d’une situation aberrante, laquelle, à notre avis, n’aurait
jamais pu se produire si certains fonctionnaires de votre Administration ne
s’étaient pas permis de vous la dissimuler.
C’est, en effet, le degré extrême d’aberration atteint
par la situation inique dans laquelle l’on tente de nous noyer, nous-mêmes
ainsi que notre mère, chaque jour davantage, qui nous conduit ce jour à vous
faire part des odieux agissements auxquels a osé et ose, aujourd’hui encore, se
livrer l’un de vos magistrats les plus haut placés et dont notre petite famille
est la victime, en continu, depuis plus de 20 années - et cela d’une manière
qui n’a jamais cessé de croître tout au long de cette période, jusqu’à
atteindre des proportions absolument surréalistes. Ce sinistre individu, qui a
en permanence mobilisé son pouvoir et abusé de sa position dans le but de nous
nuire, a pour nom Pierre ROCHE, est actuellement président de chambre près la
Cour d’Appel de Montpellier, et n’est autre que notre géniteur ; c’est à
dessein que nous employons ce dernier terme, seul applicable en l’occurrence,
puisque l’individu en question, s’il n’a jamais été un père pour nous, fût
toujours, bien au contraire, et en toutes circonstances, un ennemi haineux, ne
reculant devant aucune outrance pour nous anéantir tous les trois (à
savoir : nous-mêmes, ses deux enfants, Charles-Louis et Diane ROCHE, ainsi
que notre mère, qui n’est plus, par bonheur, que son ex-femme : Madame
Christiane LAGET).
Si nous prenons aujourd’hui la peine de nous adresser
directement à vous, c’est parce qu’au cours de ces 20 années de souffrances,
nous n’avons jamais cessé de signaler à chaque reprise aux autorités
compétentes les exactions supplémentaires auxquelles ce triste sire se
permettait de se livrer à notre encontre ; nous n’avons jamais obtenu le
moindre résultat. Le système judiciaire n’a jamais hésité, dans ces cas-là, à
n’appliquer pour seule Loi que celle du Silence, dans le plus grand mépris de
nos Droits – à l’exception d’un seul : celui de subir et de souffrir.
Pour vous donner, d’ores et déjà, un exemple entre
mille, sachez que cet homme a commis à notre encontre, dans le passé, un
certain nombre d’ « Abandons de Famille », et cela à plusieurs
reprises. Or, il s’agit là d’un délit extrêmement grave, sévèrement réprimé par
l’article 227-3 du Code Pénal, et qui, pour reprendre les termes de notre Loi,
« est puni de 2 ans d’emprisonnement et de 100.000 F d’amende ». Dans
ces conditions, les délits étant d’autant plus graves et caractérisés qu’ils
ont été commis à plusieurs reprises, et cela par un magistrat, haut placé qui
plus est, et par surcroît d’autant plus récidiviste qu’il semble avoir la
certitude de l’impunité, nous ne comprenons toujours pas comment il est
possible que nos plaintes aient été à chaque fois classées sans suite, jetées
au panier par des procureurs refusant de sanctionner les délits dont se rendait
coupable un individu occupant un grade supérieur au leur dans la hiérarchie.
Dans le même temps, ne manquent pas les affaires dans lesquelles sont durement
condamnés pour le même délit par des magistrats comme celui-ci, de nombreux
citoyens, non privilégiés, eux, et qui parfois n’ont pas même financièrement
les moyens de payer ce qu’ils devaient, lorsque, contrairement à notre
géniteur, ils ne disposent pas de plusieurs sources de revenus, dont un certain
nombre de loyers, tout cela en sus d’un traitement mensuel pléthorique déboursé
par le contribuable.
Sachez, de plus, que notre persécuteur – et même notre
affameur dans ce type d’affaires – vient une nouvelle fois de récidiver,
décidément convaincu d’être au-dessus des Lois, et de pouvoir impunément
bafouer les normes qu’il a comme devoir le plus élémentaire de faire respecter
par les autres. En effet, voilà que ce multirécidiviste vient de se rendre, une
fois de plus, coupable d’un Abandon de Famille, au sens du Code Pénal.
D’ailleurs, aussi grave que cela soit, il ne s’agit, par rapport à tout ce
qu’il nous fait subir, que d’une goutte d’eau dans un océan d’iniquités.
Plainte va être portée. Une fois de plus, nous ne faisons que réclamer Justice.
Est-ce là trop demander ?
Voilà pour cette parenthèse au sujet des Abandons de
Famille successifs, toujours réitérés, jamais sanctionnés, auxquels a osé se
livrer au cours de toutes ces années ce sordide individu ; parenthèse dont
l’objet était non seulement l’occasion de vous ouvrir une fenêtre significative
sur l’une des mille turpitudes qui caractérisent les agissements de ce sinistre
personnage, mais encore et surtout, dont l’objet était de stigmatiser les
raisons pour lesquelles, face à l’inertie et à la complaisance d’un certain
nombre de ses collègues, nous estimons que vous êtes le seul auquel nous
puissions faire parvenir avec espoir cet appel à l’aide – car c’en est bien un.
C’est même un appel au secours, puisque nous nous trouvons, en ce moment, au
point d’orgue des attaques de notre tortionnaire attitré, ce dernier étant
actuellement en train de peser de tout son poids pour nous anéantir finalement
tous trois, en nous enterrant sous la plus grande masse possible d’iniquités, à
l’occasion du scandale d’ampleur qui est en train d’éclater à son sujet, et que
nous vous détaillons ci-après.
Mais le plus simple est, tout d’abord, de vous
résumer, d’une manière chronologique et synthétique, les démêlés qui nous ont
opposés à cet homme, ce qui permettra une mise en perspective de ce scandale de
dernière heure.
Le cauchemar surréaliste que Pierre ROCHE a fait de la
vie de notre mère et de nous-mêmes, ses deux enfants, peut être divisé en trois
phases, au cours desquelles sa haine et son degré d’agitation sont allés crescendo.
Lors de la première phase, qui précède le divorce
entre notre mère et cet individu, divorce qui fût prononcé au début de la
décennie 1980, nous avons connu l’enfer, au quotidien, dans notre foyer. En
effet, pour vous résumer des souffrances et des occurrences qui demanderaient
plusieurs dizaines de pages pour être développées, sachez que notre mère était
une femme entre autres choses battue, bafouée, humiliée, trompée, menacée,
séquestrée et harcelée pied-à-pied au quotidien par cette brute pour satisfaire
ses bas instincts sadiques. L’atmosphère était absolument invivable, et ce sont
des années que nous avons passé, aussi terrifiés que révoltés, à vivre, si l’on
peut dire, péniblement, dans l’ombre malsaine d’un homme détraqué, aussi
violent que dérangé, et d’une férocité implacable. De tout cela demeurent non
seulement des séquelles, mais encore des souvenirs très vivaces de moultes
occurrences condamnables qui ont, à chaque fois, été étouffées, alors que
chacune d’entre elles aurait été tout à fait digne de défrayer la chronique des
faits divers.
Par le divorce, nous nous étions imaginés échapper à
ses griffes. Or, voilà que depuis la vingtaine d’années qui nous sépare de
cette fuite, notre géniteur n’a jamais cessé de nous poursuivre en permanence
de sa vindicte haineuse, mobilisant sans vergogne au service de son désir de
nous anéantir toutes les ressources, de l’appareil d’Etat et à l’extérieur de
celui-ci, dont peut disposer un individu qui jouit de son pouvoir et de sa
position.
Sachez que depuis 20 ans notre mère n’a pas passé un
seul jour sans procès avec ce procédurier, devant, pendant l’écrasante majorité
de la période, se défendre dans plusieurs affaires à la fois face à lui. Et
bien trop souvent pour des résultats iniques, et lors de tout un amalgame de
procédures au déroulement contestable, qu’il nous appartiendra de disséquer en
détail le moment venu.
Sachez aussi que notre géniteur nous a totalement
abandonnés, et ce depuis le départ. Il n’a jamais regardé ses enfants et a esté
en Justice au lendemain du divorce pour ne donner à chacun de nous deux, en
guise de pension alimentaire, que « le franc symbolique » pour nous
nourrir, nous vêtir et nous loger, en un mot pour vivre – à comparer avec son
traitement pléthorique, sans compter toutes ses autres sources de revenus. Cela
fait d’ailleurs deux décennies que nous n’avons pas vu cet homme, qui habite
pourtant à moins de 20 kilomètres de notre maison, et nous n’avons jamais connu
d’autres contacts venant de sa part que ceux constitués au fil du temps par les
nouveaux procès et ennuis qu’il a accumulés sans cesse sur nos têtes et dont il
nous charge chaque fois qu’il le peut. Ajoutons d’ailleurs que nous nous sommes
même trouvés dans l’obligation de l’attaquer, chacun à notre tour, en Justice,
afin qu’il subvienne à nos besoins lorsque nous avons entrepris nos études de
Droit. A ce sujet, il est actuellement en train de tenter de faire supprimer la
pension alimentaire de son fils (qui, soit dit en passant, a dû lui être servie
par prélèvement direct sur le traitement de cet individu), tout comme il essaie
aussi, tant qu’à faire, de faire supprimer la prestation compensatoire due à
notre mère (qui a dû, de même, lui être servie, depuis le divorce, par
prélèvement direct). Tout cela sous les motifs les plus fallacieux,
qu’expriment des conclusions aussi incohérentes que mensongères, ce qui
malheureusement ne l’a jamais empêché, par le passé, de gagner iniquement ses
affaires contre nous.
A titre d’exemples de ce que nous avançons, et afin de
vous permettre de toucher du doigt ces deux versants de la question, nous vous
joignons deux documents, que vous trouverez annexés à la présente. En ce qui
concerne le degré de malhonnêteté, autant que d’extravagance, de ce qu’ose se
permettre le magistrat Roche en Justice, vous trouverez en 1ère
annexe un courrier qui fût adressé par notre mère à son avocat à l’occasion de
l’une des innombrables affaires qui nous ont opposées à cet homme-là. Bien
qu’elle soit on ne peut plus explicite, cette lettre fût produite en Justice
sans aucun résultat, et sans d’ailleurs jamais donner lieu à une quelconque
contestation de la part de l’adversaire. Celui-ci sait bien, de toute manière,
combien, quel que soit le degré de ridicule autant que d’ignominie de ses
arguties, et quel que soit le degré d’évidence de notre défense et de nos
démontages des impostures adverses, il gagnera l’issue du procès en dehors du
prétoire, avec ses petits trafics d’influence pestilentiels, qu’illustre
d’ailleurs fort à propos une missive que nous vous avons envoyée récemment, et
que nous vous re-joignons à la présente en 2ème annexe. Celle-ci,
restée sans réponse à ce jour, démontre, le plus rationnellement du monde,
l’une des occurrences des méthodes du sieur Roche pour gagner ses procès et
pourrir nos vies.
Au-delà de ce harcèlement judiciaire tous azimuts, qui
a déjà largement suffi, par les dépenses, les ennuis et les conséquences qu’il
a entraînés, à nous gâcher les 20 dernières années de notre vie (soit la
quasi-totalité de sa durée), il faut ajouter un harcèlement beaucoup plus large
et pernicieux, qui a touché tous les aspects de notre existence, et qui
comprend, pour ne prendre que deux exemples dans une liste qui serait beaucoup
plus longue, des périodes d’appels muets ou de menaces de mort, ou bien
diverses interventions auprès de différentes administrations en vue de nous
causer des contrôles non justifiés, lesquels n’ont jamais abouti à rien. Nous
en terminerons avec ce rapide coup d’œil sur cette période de l’après-divorce
par l’évocation de nos derniers démêlés judiciaires en date avec notre
adversaire de toujours. Celui-ci doit actuellement à ses deux enfants ainsi
qu’à son ex-femme un total d’environ 200.000 Francs d’impayés de pensions
alimentaires, que nous ne parvenons étrangement pas, alors que nous sommes dans
notre Droit le plus strict, à récupérer à cause du fatras des manoeuvres
dilatoires adverses.
L’un des autres axes actuels de sa tentative de nous
affamer - de nous étouffer, même - par asphyxie financière se trouve, par
exemple, dans ses interventions auprès du notaire qui était chargé de régler la
succession de notre grand’père paternel. Lesdites interventions, ainsi que le
comportement de notre géniteur, ont coupé net le déroulement normal de la
liquidation de la succession de notre grand’père, pourtant décédé en 1998, et
qui nous avait désignés tous deux comme légataires. Ajoutons à cela que notre
géniteur n’était pas même présent à l’enterrement de son propre père - où,
naturellement, nous ne l’avons pas vu. Cela alors qu’il était bien à Béziers -
ville des obsèques - ce jour-là, et que plusieurs personnes s’étaient dévouées
pour le prévenir. Il avait d’ailleurs fait grand scandale à l’époque dans son
quartier lorsqu’il avait littéralement jeté à la rue le vieil homme avec pertes
et fracas, lui facilitant le déménagement en lui jetant son mobilier par la
fenêtre.
Mais assez parlé de ces deux premières phases, qui
méritent largement, pour être pleinement développées, les dizaines de pages
qu’elles occuperont dans le livre-témoignage que Charles-Louis est en train
d’écrire sur notre triste vécu.
Car ce qu’il nous faut en effet vous détailler ici dès
à présent, c’est plutôt la troisième phase, celle du scandale d’ampleur qui est
en train d’éclater au sujet de Pierre ROCHE, scandale dont il apparaît au final
qu’il a été lancé par l’intéressé lui-même, et que ce dernier est allé jusqu’à
instrumentaliser pour porter ses persécutions à notre encontre à des extrémités
paroxystiques impensables.
Voici les faits.
Peu après le 15 Août, nous recevons un coup de
téléphone bizarre, lors duquel la voix d’un homme qui s’est présenté comme
journaliste se permet de demander abruptement à notre mère si c’est elle que
l’on peut voir toute nue sur Internet. Comme nous avons l’habitude, avec Roche,
de recevoir, suivant les périodes, des appels muets, très bizarres ou
menaçants, notre mère s’est montrée glaciale envers son interlocuteur, tout en
répondant, bien entendu, par la négative à sa question saugrenue.
L’homme insiste, et lui raconte que l’on trouve, aux
quatre coins du réseau Internet, librement consultables par tous les habitants
de notre planète, « 20 ou 30 sites » présentant à la fois des photos
pornographiques de la femme de notre géniteur, ainsi que des informations aussi
exclusives qu’explosives sur les activités de ce « haut magistrat ».
Cet affligeant spectacle étant sponsorisé par toute une batterie de services
Internet cochons qui font voisiner la femme, nue comme un ver, d’un Président
de Chambre de Cour d’Appel, avec des bandeaux publicitaires aussi variés
qu’explicitement dégoûtants. Notre mère répond alors à son interlocuteur que
nous formons une famille tout à fait séparée, que nous ne connaissons pas ces
gens-là, et que nous ne souhaitons en aucun cas être mêlés, de près ou de loin,
à leurs dernières saletés en date, ni nous trouver un tant soit peu éclaboussés
et salis par ces dernières. Devant la perplexité de notre mère, le journaliste
lui demande de noter tout de même un certain nombre d’adresses qui mènent à une
partie des sites, afin qu’elle puisse se rendre compte par elle-même que, loin
d’être une plaisanterie, l’affaire est très grave. Il ajouta qu’il avait obtenu
ces adresses suite à la réception, dans sa boîte aux lettres de courrier
électronique, d’un « e-mail de masse ». Lorsque notre mère lui
demanda son nom ainsi que son organe d’information, l’intéressé lui rétorqua
qu’il serait ravi de les lui donner « lorsqu’on se verrait pour l’interview »,
qu’elle aille consulter les sites et qu’il la rappellerait. Comme notre mère
refusa tout net de donner son opinion en vue d’une diffusion dans le futur, il
ne nous a plus jamais contacté.
Afin, toutefois, de nous tenir au courant de ce qui se
passait, par crainte aussi que ces nouvelles frasques aient des conséquences
indirectes sur nos pensions alimentaires, et puis mûs par une curiosité
certaine, nous nous sommes tous trois rendus dans un lieu public pour consulter
ces sites qui, si l’on considère qu’ils nous ont valu cet appel et si l’on en
juge par le nombre de publicités, toutes plus obscènes les unes que les autres,
qui les sponsorisent, doivent connaître une audience assez phénoménale. Et il
est vrai que l’on a affaire là à du jamais vu en matière d’exhibitionnisme,
puisqu’il suffit de quelques secondes pour que n’importe qui dans le monde
puisse voir à son aise chez lui, au bureau ou depuis n’importe quel lieu
public, les parties génitales de la femme d’un Président de Chambre de Cour
d’Appel, lequel se déguise quotidiennement en magistrat pour punir tous les
jours, et cela au nom du Peuple et de la République Française, un certain
nombre de gens qu’avec toute sa morgue il qualifierait sans doute
d’ « ordinaires » alors qu’il s’agit de gens assez propres, eux,
pour ne pas avoir leur épouse exposée dans un tel zoo. Nous nous sommes trouvés
en présence de photographies que nous avons trouvées aussi glauques que
monstrueuses, que notre mère a reconnues et qu’elle pourra, si nécessaire,
authentifier sous serment. Il s’agit, en effet, de photos que ce pervers lui
avait, quelque temps avant le divorce, exhibées parmi d’autres, à la fois pour
la narguer et l’humilier, et aussi pour l’encourager, bien sûr en vain, à se
laisser photographier ainsi, dans le but d’agrandir sa collection et puisque
l’autre, avec laquelle il trompait déjà notre mère, s’était d’une manière aussi
servile pliée à ses fantasmes, bien malheureux sur le plan photogénique. Quand
l’on assiste à ce genre d’exposition expérimentale, l’on n’a même plus à se
demander si c’est de l’art ou du cochon. Le tout est accompagné de textes aussi
graves quant à leurs implications que dénués de surprises pour nous puisque
nous étions, depuis des lustres, au courant de la plupart des
« révélations » qui sont ici présentées. Les sites ont toutefois eu
l’intérêt de nous apporter deux informations marginales que nous ignorions
jusque-là et qui restent à vérifier, à savoir son numéro de téléphone, qui est
sur liste rouge et que même nous, nous n’avons jamais eu, ainsi que le fait
qu’il occuperait le grade de chevalier dans l’Ordre National du Mérite. La
mention de cette appartenance est d’ailleurs accompagnée d’un lien Internet
qui, lorsque l’on clique dessus, mène au site Web de cet ordre, lequel
rappelle, entre autres, les qualités requises pour y être admis.
Au-delà de ces deux petits suppléments d’information,
les sites indiquent, par ailleurs, entre autres, que la femme de ce magistrat
se prostituait à Draguignan, où elle occupait aussi une place de vendeuse dans
une parfumerie, et que c’est là qu’elle le « racola ». On trouve
aussi sur ces sites un lien défectueux vers le zoo de Vincennes, qui précise ne
pas avoir toutefois l’adresse de courrier électronique de la cage des singes,
et nous devons reconnaître que, le premier moment de surprise passé, nous avons
bien ri, quoiqu’un peu jaune, à la mention légale de bas de page qui indiquait
que, dans cette affaire, textes, photos et femme appartiennent au Domaine
Public. D’ailleurs, à ce sujet, le journaliste qui nous avait téléphoné nous
avait aussi indiqué que, conformément aux indications portées sur ces sites, il
avait enregistré ceux-ci sur une disquette, et qu’entre les impressions,
photocopies, enregistrements, duplications et les envois par courrier électronique
entre internautes, sans oublier le bouche à oreille, il y avait un nombre
impossible à évaluer de copies de ces données un peu partout « dans la
nature ».
Nous croyons nécessaire, afin que votre information
soit complète, de vous donner quelques-unes des adresses de sites qui nous ont
été communiquées, sachant que, d’après les propos du journaliste, il ne s’agit
là que d’un maigre échantillon, les copies de ces sites poussant apparemment
comme des champignons aux quatre coins du réseau mondial. Voici donc
quelques-unes des adresses concernées :
www3.hosting-x.com/lucce/index.htm
www.redlighthost.com/amateur/lucce/index.htm
wackyhost.sexplanets.com/whorish/index.htm
Après avoir pris conseil, il nous a d’ailleurs semblé
indispensable, à toutes fins utiles, et au cas où d’autres journalistes que
celui qui nous avait appelé viendraient écrire que c’est notre mère qui était
exposée de la sorte au regard des foules ainsi qu’au scandale, de faire
constater par huissier le contenu de ces sites (ci-joint constat, en tant que 3ème
annexe). Nous avons d’ailleurs choisi un huissier éloigné de la juridiction où
exerce Pierre Roche, puisque nous pensions à juste titre et par triste
expérience que personne parmi les « gens de Justice » locaux ne
ferait, par une lâche prudence, jamais rien qui puisse un tant soit peu
contrarier un magistrat, a fortiori un magistrat de son grade. Notre
mère avait d’ailleurs rencontré à Rouen, dans le passé, les pires difficultés
pour trouver un avocat qui accepte de s’occuper de son divorce, ce qui est
assez évocateur par ses implications.
Une autre étape se déroula via un contact avec
un ami, parmi ceux auxquels nous nous étions ouverts de l’irruption de cette
nouvelle bizarrerie à la périphérie de notre vie. Celui-ci, lecteur assidu de
revues présentant des pin-ups en couverture, nous demanda si ce n’était pas
cette femme qui faisait la vedette de la rubrique Internet du magazine Entrevue
du mois d’octobre dernier. Nous sommes allés l’acheter et, vérification
faite, c’est bien la femme de Roche qui apparaît dans cette revue. Elle figure
d’abord dans son sommaire, où elle est déjà toute nue, puis à la page 137, où
elle occupe dans la même tenue (ou, plus exactement, dans le même manque de
tenue) la « une » de la rubrique (ou, plus précisément pour ce
numéro, la lubrique) Internet. La reproduction du site occupe à elle seule la
moitié de cette couverture du dossier Internet du magazine, et l’on peut
retrouver les mêmes trois photos aux pages 138 et 139, où elles sont
accompagnées de commentaires croustillants. Petite différence, toutefois, avec
les sites : le magazine Entrevue a choisi, sans doute pour éviter
de choquer les âmes sensibles, de rendre flou le visage de cette
exhibitionniste, ce qui ne l’empêche pas de ne rien cacher d’autre de son
anatomie aux 492.804 lecteurs du numéro en question. D’autres zones de flou ont
été disposées, notamment sur le nom, le numéro de téléphone et la ville où
Pierre Roche exerce, mais elles sont assez mal ajustées, ce qui permet
d’apercevoir le P de Pierre et le « Mi » de Mireille (son prénom à
elle). D’ailleurs, si la mention de la ville au sein de laquelle exerçait Roche
au moment de la parution du site est dissimulée dans la revue par un court flou
(il était à Nîmes jusqu’à la fin Août dernier avant d’être promu à
Montpellier), tant son grade que sa position sont, eux, livré à l’Opinion
Publique. Autant dire que, si ces différents flous ont permis au Roche de se
voir accorder un léger sursis avant de se retrouver personnellement à
découvert, c’est, en attendant, tout le corps de la magistrature, jusque dans
ses plus hauts grades, qui se trouve sali et ridiculisé par le grand déballage,
tiré à près d’un demi-million d’exemplaires, de la révélation de l’inconduite
notoire de ce magistrat indigne.
Notre petite vie quotidienne a tranquillement continué
à suivre son cours normal, d’une normalité en fait toute relative, sachant
qu’elle a été continuellement hantée, en filigrane, par les ignobles
agissements de cet odieux personnage derrière la tapisserie, et cela, comme je
vous l’ai indiqué, pendant les deux dernières décennies.
Jusqu’à ce mercredi 16 octobre 2002, qui restera dans
les annales de l’ignominie, où 20 années de harcèlement judiciaire se sont
muées en persécution policière, perpétrée, bien entendu sur ordre d’un juge
d’instruction qui, comme d’habitude, est, d’un point de vue hiérarchique, un
subalterne de son commanditaire.
Il était à peu près 9 heures du matin lorsque notre mère,
revenant du village voisin avec pour seule arme une baguette de pain, trouva
devant notre porte une escouade de cinq policiers à sa recherche. D’habitude,
lorsqu’il se passe quoi que ce soit dans le secteur, ce sont les gendarmes de
ce même village voisin qui s’en occupent, y compris quand il est question
d’affaires relativement graves. Mais dès lors qu’il s’agit des fesses que la
femme de notre géniteur a montré, montre, et continuera désormais à montrer
(puisque les écrits et les photos restent) à tout le monde, l’on n’hésite pas à
mobiliser pour les saletés de ces sans-vergogne et aux frais du contribuable
rien moins que le S.R.P.J. de Montpellier (ville où Pierre Roche occupe
présentement, et depuis le 1er Septembre, le fauteuil de Président
de Chambre près la Cour d’Appel, faut-il le rappeler ?). D’ailleurs, pour
être plus précis, il s’agissait de la Brigade de Répression du Banditisme,
comme cela apparaissait en en-tête de certains documents, signés par la suite.
Voilà des gens dont le pain quotidien est de débarquer dans des repaires de
truands ou dans des entrepôts remplis de drogue ou d’armes. Nous les envoyer,
c’est un peu comme si nous avions trouvé à notre porte le G.I.G.N. , spécialisé
dans la chasse aux dangereux terroristes. Quand on songe au nombre de quartiers
qu’il y a dans notre pays et dans lesquels l’on sait pertinemment qu’aucun
policier n’ose mettre les pieds alors que les pouvoirs publics ne peuvent
ignorer l’énorme concentration de drogue et d’armes de guerre qui y sont
stockés, imaginez notre surprise quand les membres de ce groupe nous ont
indiqués, sans autre forme de procès, que c’est à une perquisition qu’ils
venaient se livrer au domicile de notre petite famille, et ce au vu et au su du
village d’autant plus choqué que personne n’aurait jamais pu imaginer voir un
jour une quelconque perquisition se dérouler chez nous.
Cette intrusion, dans laquelle nous n’hésitons pas à
voir une véritable violation de domicile digne des pires régimes totalitaires,
nous a au moins permis de ressentir intimement le mélange d’incompréhension et
de révolte qui devait tenailler les familles qui, pendant les heures les plus
sombres de notre Histoire, voyaient leur foyer intégralement fouillé par les
séides du gouvernement de Vichy à la recherche de victimes Juives que l’on
aurait tenté de cacher pour les sauver de l’horreur nazie.
Comme ils nous l’ont précisé, c’est sur ordre d’un
juge d’instruction que ce groupe de fouille avait fait le déplacement. Voilà
qui appelle une première réflexion très intéressante : le juge qui a osé
abuser ainsi de son pouvoir pour se rendre coupable de cette exaction en se
permettant d’envoyer cinq fonctionnaires faire un sale boulot pour complaire à
notre géniteur et nous importuner de la sorte de sa part a pour nom Bernard
SALVADOR ; il est juge d’instruction à Mende. Juge de Mende, brigade de
Montpellier : devant une telle diversité territoriale, c’est à se demander
qui viendra la prochaine fois, et d’où. Le sieur Roche habitant avec cette
femme, sa femme, à Béziers, Hérault, et nous-mêmes dans un village à moins de
20 kilomètres de là, nous ne voyons en aucune manière en quoi cette affaire
serait du ressort d’un juge de Mende, Lozère. Tout s’éclaire cependant dès que
l’on considère que le tribunal de Mende dépend de la cour d’appel de Nîmes,
cour d’appel à laquelle le sieur Roche a, pendant de longues années, occupé le
fauteuil de président de chambre.
Et sur quel fondement croyez-vous que se soit basé ce
fonctionnaire que nous faisons vivre avec nos impôts pour être au Service du
Public et non le persécuter sous un motif fallacieux pour tenter d’assouvir les
pulsions destructrices d’un de ses supérieurs hiérarchiques ? Normalement
et dans un pays où sont garanties les Libertés Publiques, il faut, bien
entendu, disposer d’un très solide dossier avant de faire irruption chez les
gens de la sorte pour mettre ainsi leur maison, leurs souvenirs, leur vie
privée, leur intimité et leur tranquillité sans dessus dessous. Or, s’il faut
en croire nos interlocuteurs policiers, cette perquisition fut décidée, avec ce
que nous appellerons par euphémisme une légèreté incroyable, sur le seul
fondement d’un faux témoignage que le sieur Roche, coutumier du fait, s’est
fait délivrer par un personnage aussi complaisant que peu regardant, et qui
n’en est pas à son coup d’essai en ce qui nous concerne. Cet homme s’appelle
Feneyrou.
Dans les années 1980, notre mère, apprenant la
restauration de tableaux au Musée Fabre de Montpellier, avait restauré
bénévolement un tableau à une personne qui travaillait à ce même musée, et avec
qui elle avait lié amitié. Cette personne était mariée à cet individu, lequel
se trouvait, à cette époque, être clerc d’huissier à Nîmes. Notre mère n’a
rencontré ce dernier qu’une seule fois dans sa vie, et très brièvement, le soir
où elle a ramené au couple la toile, dont la restauration était terminée. A
quelque temps de là, Maman a eu un contrôle fiscal, qui a duré trois longues
années ; ce contrôle, bien entendu, a démontré l’absence de toute fraude
mais a coûté cher à notre mère en termes de soucis, peine, temps et énergie.
Or, comme nous en avons été informés au moment, c’était suite à l’intervention
du sieur Roche que ce contrôle avait été diligenté, fondé comme aujourd’hui sur
un faux témoignage qu’il avait fait faire au même Feneyrou, prétendant alors,
aussi éhontément que calomnieusement que notre mère lui aurait restauré un
tableau « au noir ». C’était sans doute là sa manière de la remercier
pour tout le soin qu’elle avait pris lors de la restauration gracieuse de son
fichu tableau. Notre mère n’a jamais ni réclamé ni touché le moindre centime
pour ce travail, pas même reçu en guise de remerciement le moindre sachet de
bonbons pour ses enfants de la part de ces profiteurs, dont elle était
cependant à mille lieues de se douter que le mari viendrait par la suite tenter
de lui nuire en retour.
Or, voilà maintenant que, à quelques années
d’intervalle, le même pion récidive et vient, cette fois, raconter, toujours
pour le compte de notre géniteur, toujours pour le servir dans son obsession de
malade contre notre mère, que celle-ci lui aurait, vers la fin de la décennie
1980, « proposé » (c’est là le terme qu’il emploie, selon nos
interlocuteurs policiers) les photos cochonnes qui sont parues sur Internet, « proposition »
qui aurait été assortie de propos au sujet de son ami-commanditaire, propos que
cette Sainte-Nitouche qualifie de « dévaluants ».
Il n’y a Rien dans ce faux témoignage, de pure
complaisance, qui tienne un tant soit peu debout. Démontons rapidement ce tissu
de mensonges, point par point.
Pour commencer, notre mère n’a jamais eu ces photos en
sa possession, ce qui clot le débat. Et d’ailleurs, comment aurait-il pu en
être autrement ? Ces assertions ne sont pas même conformes à la logique la
plus élémentaire. Elle peut, par contre, les authentifier, puisqu’elles lui
avaient été éhontément montrées, parmi d’autres et à plusieurs reprises, par
Roche, préalablement au divorce, comme expliqué plus haut.
Que signifie donc : « proposer des
photos » ? Le dénommé Feneyrou n’est, à notre connaissance, ni
journaliste, ni photographe, ni chasseur de têtes pour un cirque. Quant à notre
mère, vous imaginez bien qu’elle ne vend pas ce genre de photos sous le manteau
… Il est, par ailleurs, impossible, avec son éducation, qu’elle ait pu tenir le
genre de propos invoqués puisque, comme elle nous l’a toujours répété, quelque
ignoble que soit le comportement de Roche, il est, du moins d’un point de vue
uniquement biologique, notre père, et comme nous portons, par la force des
choses, son nom, le salir reviendrait à nous salir nous-mêmes.
En outre, peut-on réellement croire que qui que ce
soit puisse se laisse aller à ce genre de confidences auprès de n’importe quel
ostrogoth, entrevu quelques instants en tout et pour tout sur toute une
vie ?
Et Feneyrou, croyant sans doute faire plus réaliste,
et cherchant à rendre moins évident l’aspect « œuvre de commande » de
son témoignage, pourtant taillé sur mesure et réalisé dans un but bien précis,
s’empêtre pitoyablement dans ses déclarations ; en effet, il indique
d’abord qu’il reconnaît les photos suite à la présentation d’une mauvaise copie
imprimante du site par le Roche, avant de déclarer par la suite qu’en fait, il
ne reconnaît réellement que l’une d’entre elles (la plus sale, nous
semble-t-il). Le mieux est l’ennemi du Bien. Feneyrou n’est pas crédible.
Comment serait-il possible de reconnaître aussi péremptoirement une
photographie qu’il est censé, dans ses propos, n’avoir entrevue qu’un court
moment il y a fort longtemps, et qui ne saurait avoir présenté pour lui le
moindre intérêt (pas même esthétique …) ?
Par contre, nous notons avec beaucoup d’intérêt que le
dénommé Feneyrou a, d’une part, authentifié les photos - qui sont d’ailleurs,
aussi, implicitement authentifiées par la démarche du sieur Roche qui vient
ainsi lui demander de lui établir un certificat de mari d’exhibitionniste en
reconnaissant sa femme « à poils ». D’autre part, son témoignage
grotesque fait de lui la dernière personne à avoir vu, peut-être même à avoir
eu entre ses mains pour mieux les voir les affligeantes photographies qui sont
au centre de cette affaire, aussi grave dans son fond que loufoque dans sa
forme. D’ailleurs, Feneyrou ferait en l’espèce un suspect ou un complice déjà
beaucoup plus sérieux que notre petite famille puisque pour reconnaître avec
une telle certitude une photo qui, si l’on analyse son témoignage, devrait être
perdue dans les limbes de sa mémoire, il faut qu’il l’ait vue pour la dernière
fois beaucoup plus récemment que ce qu’il prétend, une telle certitude ne
pouvant qu’impliquer qu’il s’agit là d’une mémoire fraîche.
« Testis unus, testis nullus », dit
le vieil adage juridique. Peut-être peut-on s’attendre à ce que d’autres lapins
surgissent tardivement du même chapeau ? Toujours est-il que Feneyrou ne
tardera pas à se trouver bien embarrassé lorsque, poussé dans ses derniers
retranchements, il lui faudra prouver ses dires quand il sera lui-même l’objet
de poursuites pénales sous les chefs d’accusation de Diffamation, Accusations
Calomnieuses, Faux Témoignage – charges pour lesquelles il n’en est pas, en ce
qui nous concerne, à son coup d’essai.
C’est donc sur la simple foi de ce faux témoignage, à
ce que l’on nous a dit, que le juge Salvador a fait perquisitionner notre
domicile familial. L’on nous raconte tout d’abord, sans doute pour simplifier,
que le Roche a déposé plainte contre X, ce qui nous fait nous interroger sur
les raisons de cette intrusion dans notre vie. Par la suite, il sera précisé
plus avant au commissariat (car notre mère et Charles-Louis y ont été traînés
immédiatement après) que c’est, en fait, bien nominativement contre notre mère
que le Roche a porté plainte, et que c’est l’information judiciaire ouverte
suite à cette plainte qui est contre X –c’est pourtant bien chez nous, et pas
chez X, que la perquisition a eu lieu suite à cette Dénonciation Calomnieuse
nominative (ce qui est aussi rare qu’extrêmement grave), dont l’auteur devra
assumer la pleine responsabilité sur le plan Pénal. Il est d’ailleurs extrêmement
intéressant de remarquer, lorsque l’on a une vue globale de l’affaire, que
Roche a attendu, à ce que l’on nus a dit, le 4 octobre avant de porter sa
plainte, nous faisant perquisitionner 12 jours plus tard. Cela alors que dès la
mi-Août le journaliste qui nous a appelés a affirmé l’avoir contacté à ce
sujet, et avoir nombre de collègues qui s’apprêtaient à faire de même sous peu
– ce qui est vérifiable avec les listings téléphoniques. Sans doute notre
ennemi avait-il besoin d’un peu de temps supplémentaire pour peaufiner sa
machine de guerre.
C’est sans doute suite à un briefing musclé, visant à
les préparer à cette périlleuse mission, que les cinq policiers se montrent
tous tout d’abord inquisiteurs. Après un certain temps de recherches aussi
minutieuses qu’infructueuses aux quatre coins de notre logis, ceux-ci se
rendent à l’évidence : ils ont fait le déplacement et tout retourné dans
la maison pour rien.
Bilan de cette douteuse opération : le butin se
monte à la ridicule juxtaposition de cinq pièces saugrenues saisies sur place
(une par agent, pour ne pas avoir l’air de revenir bredouille), que nous ne
pouvons résister au plaisir (très mitigé, toutefois) de vous énumérer :
1) Le brouillon d’un manuscrit consacré aux exactions
de notre géniteur à notre encontre, idée qui était venue à Charles-Louis suite
à la parution de l’article d’Entrevue, ainsi qu’à celle du livre du fils
Schuller. Ce manuscrit, d’autant plus inexploitable pour l’œil extérieur que
seul Charles-Louis sait déchiffrer ses notes, détaille nos ennuis passés ainsi
que l’affaire présente de son point de vue, et nous ne voyons nullement après
l’interrogatoire complet subi, en quoi la rétention de cet écrit serait un tant
soit peu nécessaire à la manifestation de la Vérité dans une affaire où nous
n’étions que simples spectateurs, et où nous sommes devenus victimes.
D’ailleurs, de simples photocopies, pourtant demandées, auraient largement
suffi en guise de « prise de guerre » ; nous protestons vivement
contre cette rétention abusive, qui revient à une entrave à la liberté
d’expression, et qui cause à l’auteur de ce livre en gestation un préjudice
d’autant plus grave que c’est maintenant qu’il faut traiter cette affaire,
puisqu’elle est en train d’éclater. Nous réclamons restitution rapide et
complète de cette saisie aussi absurde qu’inutile, quitte à ce que le juge
fasse des photocopies s’il veut livrer à son supérieur la primeur des pages
écrites à son sujet ;
2) La meilleure manière d’avoir deux « pièces à
conviction » pour le prix d’une était de diviser le manuscrit et les notes
afférentes en deux parties. Ce qui fut fait. Nous avons au sujet de ces notes
les mêmes réclamations qu’en ce qui concerne la « pièce à
conviction » précédente ;
3) L’on nous a aussi emporté notre constat d’huissier,
alors qu’il aurait simplement suffi d’en demander une copie à l’huissier qui
l’a établi. La mise sous scellé de notre exemplaire, et maintenant sa rétention
ne se justifient en aucun cas ;
4) L’on nous a, de plus, taxé notre exemplaire du
numéro d’octobre du magazine Entrevue, diffusant les photos
pornographiques incriminées. Rien ne justifie, là encore, la saisie de cette
revue dont la propriété n’a rien d’illégal. L’on pouvait d’ailleurs aisément se
procurer ce numéro pendant toute la durée de ce mois d’octobre 2002 (soit
jusqu’à 2 semaines après la perquisition, qui s’est déroulée le 16), ceci avec
quelques piécettes de monnaie et dans n’importe quel kiosque à journaux.
Aujourd’hui encore, et pour des années, n’importe qui peut se procurer ce numéro
123 au service de vente des anciens numéros du magazine, en commandant par
téléphone au 03.20.12.86.01. Que l’on nous rende donc notre exemplaire d’Entrevue.
5) La dernière pseudo- « pièce à
conviction » emportée, qui réussit l’exploit de dépasser toutes les autres
en ridicule, est une chemise (au sens papetier du terme) de couleur orange vif
portant publicité d’une officine toulousaine faisant à la fois
« photocopie, fax et cyber-café », et dans laquelle nos enquêteurs
ont vu un précieux indice du fait de la présence de cette mention
« cyber-café ». C’est dans cette chemise, aux armes de la maison, que
l’on nous avait rendu un paquet de photocopies de cours de Droit (!) que
nous y avions fait tous deux, comme expliqué aux agents. Que fait donc cette
chemise sous scellés ? Grotesque !
Arrivés vers 9 heures, l’expédition de fouilles
terminée vers midi, leur « précieux » butin sous le bras, les
policiers, après avoir fouillé notre voiture, demandèrent à notre mère ainsi
qu’à Charles-Louis (celui de nous deux
qui était heureusement présent ce jour-là à la maison pour soutenir notre mère,
et qui s’est réveillé dans une maison en pleine perquisition par une équipe de
policiers) de les accompagner en voiture jusqu’au commissariat de Pézenas,
distant d’une douzaine de kilomètres, pour y être entendus.
La prochaine étape de cette journée fut un long
interrogatoire séparé pour chacun des deux, au sein des locaux du commissariat.
Parmi les question posées pour faire progresser l’enquête : « Où donc
avez-vous acheté votre numéro d’Entrevue ? ». Or il se trouve
que Charles-Louis, troublé, n’avait réellement plus la moindre idée du
malheureux buraliste qui avait osé lui céder cette pièce de connaissance
interdite.
Quelques détails intéressants filtrèrent néanmoins :
tout d’abord, il fut indiqué que l’auteur du site se serait arrangé pour semer
un faisceau d’indices non précisés pointant vers l’enfant naturel de la femme
de Roche, et que celui-ci avait alors, pour se défausser, porté plainte, cette
fois-ci contre X, pour usurpation d’identité. Nous avons indiqué ce que nous
savions, c’est-à-dire qu’il avait été salement mis à la porte, dès sa majorité,
par Roche – ce dernier avait déjà, antérieurement, fait subir le même sort à
son père, ainsi qu’à la femme de celui-ci. Et à ce que nous avons appris par
ouï-dire, ce garçon est toujours, par la suite, resté en très mauvais termes
avec les deux occupants restants du logis. Il est vrai que ce suspect-là semble
être un client réellement plus sérieux que nous, et ce pour une double raison.
D’une part, il connaissait sans doute le numéro liste rouge, dont nous n’avions
jamais eu connaissance avant l’apparition des sites ; et d’autre part, il
lui aurait été aisé, pendant les années précédant son éjection manu militari,
de mettre la main sur ces photos.
Or, nous croyons deviner que ce garçon-là n’a jamais
eu à subir la moindre perquisition chez lui.
Les policiers ont aussi évoqué un suspect-mystère,
dont le nom rappelle celui de la sauce Tabasco, et dont il n’a pas été précisé
au juste de quelle manière il venait pimenter cette affaire …
Il a été, de même, demandé si nous songions à d’autres
suspects. Synthèse des réponses : le sieur Roche, compte-tenu de sa
personnalité et de sa vie dissolue, ne manque pas d’ennemis, si bien qu’il
serait difficile d’en établir une liste exhaustive ou d’en faire le tri. Entre
maris cocus, maîtresses déçues, justiciables mécontents, revanchards de tous
poils, associated & co, c’est à une véritable cour des miracles qu’on a là
affaire. Tous ces gens, connaissant l’oiseau, se tairont par prudence ou par
lâcheté, du moins pour l’instant, tant qu’il est en place.
Ajoutons que l’exhibitionniste a, elle aussi, un
ex-mari qui était, lui aussi, infiniment plus susceptible d’avoir en sa
possession des photos dénudées de celle qui fût sa femme que l’ex-femme,
divorcée depuis 20 ans, de celui qu’elle a épousé par la suite. Et puis il y a
encore l’homme avec qui elle a conçu son enfant naturel, qui est, du coup, dans
le même cas. Et puis, et puis, et puis … Ces gens-là ont-ils eu chacun à subir
une perquisition ?
Tout cela sans oublier les 3 détenteurs avérés des
photos de la pépée, à savoir le flop-model déplumé soi-même, et le Roche,
immortaliseur de ces moments sales (« Objectif Lune » !), qui
avait le front, quand ça le prenait, d’exhiber éhontément ces photos-là, parmi
d’autres du même genre, à notre mère. Il y a enfin son collabo Feneyrou qui, de
son propre aveu, a eu ces photos entre les mains.
Chez nous : aucune chance de trouver quoi que ce
soit qui ait un quelconque lien avec cette dégoûtante histoire, et
pourtant : perquisition. Chez tous ces gens-là, quasi-certitude de
dénicher au moins les clichés, mais absence de toute perquisition. Chacun
pourra en tirer les conclusions qui s’imposent.
Au terme de l’interrogatoire incongru qui fit
immédiatement suite à cette perquisition insensée, notre mère et Charles-Louis
furent enfin relâchés. Ce cirque démarré vers 9 heures du matin s’acheva, peu
avant 4 heures de l’après-midi, sur la signification qui leur fut faite qu’ils
n’étaient « pas encore en garde à vue ». Encore heureux !
Faut-il ajouter que nous fûmes tous trois, y compris
Diane lorsqu’elle apprit la nouvelle par téléphone, gravement affectés jusque
dans notre santé-même, et ceci de manière durable, par cette perquisition, point d’orgue de nos
persécutions - du moins à ce jour ? Cela se trouve d’ailleurs établi, si
besoin était, par 3 certificats médicaux, que nous vous joignons à la présente,
respectivement en tant qu’annexes 4, 5 et 6.
Dernier rebondissement en date, et il est de
taille : c’est notre géniteur qui a fait (ou plus exactement fait faire)
les sites, et qui a souhaité, comme il aime à le faire de temps à autre, nous
indiquer lui-même par téléphone à qui nous devions son dernier méfait en date.
C’est, en effet, le 21 Septembre dernier vers 21 heures, que nous fûmes appelés
par un téléphone portable, que nous pensons être le sien, et dont le numéro,
retenu en mémoire par notre téléphone fixe, est le 06.85.44.84.50. Une voix
hystérique, reconnue comme étant celle du Roche par notre mère, s’est présentée
en tant que « Pierre », a indiqué avoir « fait faire » le
site, et a affirmé son intention de la « faire casquer » et de la
« faire crever ».
Au final, en sa vantant d’être l’auteur de cette
grotesque manipulation, le sieur Roche, s’auto-accusant, est passé aux aveux,
ce qui démontre sa culpabilité dans l’affaire pénale qu’il a osé lancer
nominativement contre notre mère ; le vieil adage ne se dément pas :
la poule qui chante fait l’œuf. Cette odieuse manipulation relève de la
psychiatrie.
Subissant nous-mêmes les conséquences, entre autres
diffamatoires, de ces agissements, nous avons, tous trois avec notre mère,
porté une plainte avec constitution immédiate de Partie Civile, que vous trouverez
jointe à la présente en 7ème annexe.
Voilà donc où nous en sommes à ce jour, dans l’attente
de nouveaux épisodes.
Et puisque notre persécuteur a porté ses manipulations
sur ce terrain-là, nous avons l’intention de nous exprimer, nous aussi, sur le
nouveau média qu’est l’Internet. Comme il n’est plus question de continuer à
subir en silence, et constatant que notre état ne nous a jamais défendu - bien
au contraire - nous avons, nous aussi, un message à diffuser le plus largement
possible.
A cet effet, Charles-Louis a d’ores et déjà réservé le
nom de domaine www.affaireroche.com ,
adresse Web qui sera à recopier dans la barre d’adresse d’Internet Explorer
pour accéder à tout instant, et depuis n’importe quel ordinateur, aux dernières
nouvelles concernant cette, ces affaires.
Ce site sera en ligne dès que Charles-Louis, converti
à la magie du Web par cette affaire, aura achevé d’apprendre comment il
convient de procéder, ou aura trouvé une personne techniquement compétente pour
s’en occuper. Notre arrivée en ligne devrait se dérouler vers le 15 février.
Sachez, Monsieur le Ministre, que la présente lettre,
certes un peu longue pour bien vous informer, n’est qu’un bref résumé de tout
ce qu’il y aurait à dire, et que l’on pourra trouver dans l’ouvrage préparé par
Charles-Louis.
D’ailleurs, nous demandons tous deux à changer de nom
de famille pour reprendre celui de notre mère, puisque nous considérons
désormais le nom de Roche non seulement comme souillé par la grotesque affaire
de fesses qui s’étale au grand jour du fait de l’inconduite de notre géniteur,
mais encore nous estimons notre patronyme irrémédiablement déshonoré par
l’aberration extrême qui caractérise le comportement de son porteur à notre égard.
Ce changement, que nous appelons de nos vœux, sera aussi l’occasion de tourner
la page sur 20 longues années de malheur sous le joug du harcèlement perpétré
par ce monstre ; et puis il n’est plus question de porter davantage le nom
qu’il a transmis à cette femme, dont les spécialités doivent figurer dans les
fiches des Renseignements Généraux.
A vrai dire, nous envisageons même d’émigrer vers tout
pays francophone où l’on ait la Liberté de Vivre, mettant ainsi un terme à deux
décennies de persécutions par l’appareil d’Etat sur son commandement et ses
pressions (contrôle fiscal, dénonciation à l’U.R.S.S.A.F.F., foisonnement de
procès tout à fait contestables …).
D’ailleurs, le cas de cet homme est on ne peut plus
mis en perspective par l’actualité. Songez, en effet, que techniquement, son
poste de Président de Chambre à la Cour d’Appel de Montpellier fait de lui l’un
des supérieurs de ceux qui ont traité en criminel José Bové – dans le même
temps, la même Justice relâchait l’assassin d’enfants Patrick Henri. Nous nous
souvenons, de plus, il y a quelques années, d’une « affaire
Lefriand » dans laquelle s’était déchaîné un véritable tremblement de
terre contre un simple juge d’instruction au motif qu’il avait épousé une
ex-prostituée. Or, dans le magma scandaleux qui entoure le sieur Roche, haut
gradé, ce point commun avec Lefriand n’est que l’arbre qui cache la forêt. Et à
une époque où un grand nombre de juges bordelais se scandalisent de la
prostitution et traduisent les « clients » en Justice préalablement à
un durcissement annoncé de la Législation, le sieur Roche est-il bien à sa
place dans la position qu’il occupe en haut de la hiérarchie ?
Nous pensons d’ailleurs que le fait qu’il soit
toujours en exercice ne peut s’expliquer que d’une seule manière : ses
collabos du moment, ont sans doute délibérément décidé de le couvrir et de ne
pas vous informer d’une situation extrêmement grave, comme le leur commandait
leur devoir le plus élémentaire. L’intéressé lui-même s’est d’ailleurs sans
doute bien gardé, se sachant sale, d’avertir le Ministère sous la tutelle
duquel il est placé, ce que la gravité de la situation exigeait pourtant.
Le juge de Mende devra, de plus, s’expliquer et
assumer pleinement ses responsabilités.
Nous n’en resterons pas là.
Nous protestons de la manière la plus vive contre tout
ce qui a pu se passer, y compris les atteintes perpétrées par les Services
Publics de l’état français et leurs agents à l’encontre de nos Droits les plus
Fondamentaux, pourtant garantis par la Convention Européenne des Droits de
l’Homme.
Le magistrat Roche, ce répugnant personnage, est la
honte de sa fonction sur tout le corps de laquelle il fait rejaillir tant
l’opprobre que le ridicule qui n’étaient dus qu’à lui seul.
Veuillez agréer, Monsieur le Garde des Sceaux,
l’expression de nos sentiments respectueux.
|
|